La confrérie khadriya

De par son attachement au Soufisme, la confrérie khadriya a élargi la base de l’Islam particulièrement au 12e siècle, année qui a correspondu à la pénétration de cette confrérie en Afrique de l’Ouest.

De par ses origine divine elle est transmise par : l’arc Ange Djibril au Prophète Mouhamed (psl), Seydi Alioune Abatalib, Assanal Bakhiyou, Mahroufa Takhiyou, Guilémi Sadikh, Sali Sakhaty, Aboubacar Chibi, Cham Baki, Abdoul Wafa Khadri, Cheikh Abdoul Khadr Jeylani (le revivificateur), cette confrérie propagée par ordre chronologique dans Maghreb, au Sahara, dans l’Adrar, Walata et à Tombouctou grâce à ses messagers, Oulémas et Cheikhs et des gens qui s’adonnent à leur commerce. Tous installaient des “daaras” pour y enseigner les Saintes Lettres du Coran et parfois le savoir tout court. De ces “daaras” on prélevait les meilleurs pour les envoyer se perfectionner à Tarablouss, Kheirevane, Jama Al Khaloune, Fass et Jamz El Hasar en Egypte.

Le perfectionnement achevé, ils revenaient en Afrique se mettre au service de la religion. Ce processus continua et valut à la Tarikha une renommée incontestable et une ampleur insoupçonnée dans toute l’Afrique, particulièrement entre Azavade (région frontalière à l’époque du Mali et de la Mauritanie) et le fleuve Sénégal en passant par la Mauritanie. En ce lieu apparut une grande école khadre dont le fondateur était le Cheikh des Cheikhs, Cheikh Sidy Moctar II Kounti.

Une école dont le prestige fut rehaussé par Cheikh Sidy Mohamed son fils et Cheikh Sidya de Boulimit son talibé. L’autre école de renommée El Fadilia fut créée par Cheikh Mohamed Fadel El Kébir à Odd au 18e siècle correspondant au 13e siècle de l’Hégire. De nombreux Oulémas savants sortirent de cette école de même que des Cheikhs de grande réputation.

Les uns furent orientés au Maghreb dans le Machreck et en Afrique de l’Ouest. On dénombrait parmi eux, ses fils, dont Cheikh Ma El Aïnine qui jouit d’une réputation mondiale pour ses connaissances et la guerre sainte qu’il livra aux colonisateurs dans le grand Sahara, en Mauritanie et au Maroc. On y dénombrait aussi des talibés comme Cheikh Mohamed Fadel Ould Euhbib à qui on doit un ouvrage intitulé “Dita El Moustabine’’, c’est-à-dire “La lumière qu’illumine l’homme en quête de savoir”. Toujours parmi les talibés Sidi Abdoulah Ould Mayaba père de Cheikh Moham El Khadr qui fut installé comme Moufti du rite Malikite à Médinatoul Mounawar.

D’autres figures célèbres notamment parmi ses parents furent distingués Cheikh Mohamed Fadel Ould Mohamed fut le fondateur de l’école khadriya située à Adrar. Du fondateur même de l’école Fadélia Cheikh Mohamed Fadel El Kébir, nous citerons comme l’un des miracles qu’il eut une progéniture de 100 enfants tous étant des “Waliyous” et comprenant 53 hommes et 47 filles. Au 19e siècle, le confrérie khadriya s’enrichit d’une nouvelle dimension avec l’école du Mouridisme dont le fondateur Cheikh Ahmadou Bamba connu pour sa connaissance de Dieu, son nationalisme intransigeant reçut le Wird de Cheikh Sidya à Boulimite avant de devenir le guide spirituel incontesté et l’homme dont la renommée ne fut jamais égalée par un disciple khadre.