Chers frères et sœurs condisciples, nous revenons encore avec un article retraçant l’itinéraire des saints consacrés par Cheikhna Cheikh Saadbouh au Sénégal. Aujourd’hui nous parlons d’un combattant de l’islam ; quelqu’un qui a pris les armes pour islamiser beaucoup de tribus sérères ; il s’agit de Cheikh Fodé Lamine Ndong. Au Sénégal, on ne parle pas souvent de ces disciples de Cheikhna Cheikh Saadbouh qui ont joué un grand rôle dans l’expansion de l’islam dans notre pays. C’est pourquoi nous devons travailler d’arrache pied pour sortir de terre ce que l’on veut enterrer de force. Cheikhna Cheikh Saadbouh n’a fait que deux ou trois voyages au Sénégal, et dans tous les coins du pays il a implanté un saint pour continuer la mission de son aïeul Seydina Mouhamed Aleyhi wa sallam.

Un appel est lancé donc à nos jeunes et à nos intellectuels à s’investir dans la recherche d’information et montrer à tout le monde la force incommensurable dont disposait Cheikhna Cheikh Saadbouh pour guider les âmes vers le Seigneur.

Cet article est  un condensé de deux autres articles : l’un publié dans le site Senplus.com intitulé « le village Serere où la lutte n’a pas sa place », et l’autre   écrit par le petit fils de Cheikh Fodé Lamine Ndong Ambassadeur, Mafodé Ndong, Petit-fils de Cheikh Fodé Lamine Ndong et porte-parole de la Famille.

Bonne lecture

LE VILLAGE DE DIOGANE :

Entouré par les villages de Thialal, Bassar et Siwo, Diogane se trouve dans la mythique commune de Bassoul. Doté d’une riche tradition, ce village porte avec dignité l’empreinte du dignitaire religieux Cheikh Fodé Lamine Ndong qui l’a converti à l’Islam.

Au cœur des îles du Saloum se trouve « Diogane », un village sérère ancré dans les valeurs islamiques. Ici, l’organisation des séances de lutte est prohibée. D’ailleurs, les populations se portent très bien sans cette activité qui fait le bonheur des communautés environnantes. La population de la localité est estimée à près de 2 030 habitants.

Le village est niché dans la commune de « Bassoul » cher à l’ex-roi des arènes Yakhya Diop Yékini. La localité est peuplée en grande partie de « Niominkas », des pêcheurs sérères. A côté de la pêche, les femmes du village récoltent les huîtres qui sont séchées et vendues dans les autres régions, en Gambie et en Casamance.

Le nom « Diogane » provient du mot sérère « Diohane », (qui signifie là-bas). A l’époque, des habitants de Niodior allaient cultiver et récolter dans la zone, car la terre y est fertile. D’autres habitants de Niodior voulaient découvrir le lieu et demandaient sa localisation. On leur répondait « Diohane » qui a donné « Diogane ». La végétation est surtout dominée par la mangrove, les palmiers et les cocotiers. Le village dispose en son sein d’un poste de santé, des écoles françaises et arabes.

LA CHARIA :

La religion musulmane est la seule pratiquée au sein d’une population composée de Sérères et de Mandingues. Le village exclut tout ce qui a trait à l’animation folklorique, particulièrement la lutte et la danse. En effet, la population est restée fidèle aux enseignements de Cheikhna Cheikh Saad Bou ibn Muhammad Fadl et mettent en pratique la « charia ». Ce que le chef de village Ousmane Ndiaye explique : « L’islam occupe une place importante dans ce village. C’est pourquoi on y interdit la lutte, de même que les festivités qui accompagnent les cérémonies familiales, comme les mariages et les baptêmes. » Selon le chef, il s’agit d’une décision ferme, irréversible et acceptée au sein de la population. « Cette décision est formelle. Tout le monde a compris cela ». Ainsi, lors des mariages, les femmes utilisent des calebasses appelées « ngamb » pour leurs cérémonies festives.

LES JEUNES ET LA RELIGION :

Le chef de village explique cet ancrage dans la religion musulmane : « Les gens du village suivent les pas de nos ancêtres qui ont beaucoup fait pour l’islam. Parmi eux, on peut citer Cheikh Fodé Lamine Ndong qui a converti le village à l’islam ». Il poursuit :  » Nous nous en réjouissons. Car, cela démontre que les jeunes nous écoutent et prêtent attention à ce qu’on leur dit. » Il estime que, de plus en plus, les jeunes s’adaptent et commencent à démystifier les soirées dansantes et autres festivités.

Toutefois, au sein de la population, les avis divergent sur la question des festivités. En effet, des jeunes, interrogés, sont en phase avec les propos du chef. Selon l’un d’eux, c’est une bonne chose de se référer à la tradition et de mettre de côté les festivités. « Quand tout le monde prend un bon chemin, chacun s’y met. J’apprécie cela et je crois que ça aura un impact sur les générations futures », dit-il.

Par contre, d’autres trouvent que le temps de la jeunesse doit être vécu. Mariama Sakho est l’une d’eux. Elle estime que l’adolescent doit s’épanouir et vivre sa jeunesse. Ce retour à la spiritualité, selon elle, est dû à la grande sensibilisation des chefs religieux de cette localité. Agée de 20 ans, elle suit des études à Niodior, dans le département de Foundiougne.

ITINERAIRE D’UN COMBATTANT DE LA FOI : Cheikh  Fodé Muhammad  Lamine NDong (1821-1914).

Pour permettre aux jeunes générations de faire connaissance avec le grand combattant de la Foi Cheikh Fodé Muhammad Lamine NDong et d’en faire un modèle de vie, il urge de dresser son itinéraire.

Naissance.Né en 1821 dans les îles du Saloum précisément à  Diogane, situé dans la Région de Fatick , département de Foundiougne, arrondissement de Niodior.                                     Le Cheikh Fodé appartient à la lignée matrilinéaire sérère  « Fata fata ». Sa mère se nomme Gnîlâne Faye.

Et dès qu’il naquit, son père Bourey  lui donna  le nom de Jâta (le lion). A cette époque, tout son village vivait en plein paganisme détenant des pouvoirs mystiques comme  l’histoire de l’animal qui quand un de ses  membres est amputé, il se renouvelle quelques instants après.

Enseignement

En 1842, alors âgé de 21 ans, le jeune Jâta effectua un voyage en Gambie en compagnie de son oncle. Ce périple lui a permis de s’initier au Coran, à la connaissance et à renforcer son outillage islamique. Après sa formation qui lui a valu le titre de  « Fodé » et conformément aux recommandations divines :{  «…Les croyants n’ont pas a quitter tous leurs foyers. Pourquoi de chaque clan quelques hommes ne viendraient-ils pas s’instruire dans la religion, pour pouvoir a leur retour, avertir leur peuple afin qu’ils soient sur leur garde.. »  (Coran, S 9 : V 122)}, il revint chez  lui pour  convertir sa tribu en Islam et leur apprendre cette religion.

Guerre sainte

Après une période de formation de 20 ans, il revint chez lui prêcher la bonne voie. Pendant sept ans de vaines tentatives de conversion, sa tribu opposa un refus catégorique à l’islamisation. Ce fait l’a obligé à passer à la vitesse supérieure.

En effet, Fodé Demba (comme l’appellent les « manding ») revint une seconde fois en Gambie afin de préparer une grande offensive victorieuse. Celle-ci eut lieu en 1879, après le décès de Maba Diakhou en 1867. Cette guerre sainte, [telle stipulée par le Coran : ″ Ô ! vous qui croyez, n’hésitez pas à combattre les mécréants qui vous entourent. Qu’ils trouvent en vous de rudes combattants. Sachez qu’Allah assiste ceux qui Le craignent.″ (S9, V123)], se solda par la conversion des habitants des iles du Saloum, notamment ceux de l’arrondissement Niodior.

Quelques années après cette guerre qui entraina l’islamisation de la contrée, Fodé Demba  quitta, une troisième fois, son terroir natal en 1900 en direction de Nimzatt, République Islamique de Mauritanie. D’aucuns pensent que la raison de ce déplacement, se trouve dans le rapport de Mr Merlin, Directeur des Affaires politiques de cette époque, au Gouverneur, à l’occasion de la réunion du Conseil prive, au sujet du Saint Homme, Cheikh Ahmed Bamba. Dans ce rapport, Mr Merlin écrit : « ainsi est-il de toute nécessité, Mr le Gouverneur, pour ramener le calme dans le Ndiambour, le Djolof et le Baol, pour ne pas mériter le même reproche de  ‘’tolérance excessive’’, que prononça Faidherbe au sujet de notre attitude a l’égard de Mamadou Lamine en 1886…» (Voir le livre de M Assane Mboup intitule : ‘’ le parcours inédit du serviteur Cheikh Ahmadou Bamba’’).

RENCONTRE AVEC CHEIKHNA CHEIKH SAADBOUH

Sa rencontre avec  Cheikhna Cheikh Saadbou Aïdara, en Mauritanie,  eut lieu en  1901 et le séjour dura dix ans. Il retourna au bercail en 1911. Les raisons de ce voyage en Mauritanie ne sont pas, à nos jours, entièrement connues et il a suscité beaucoup de supputations. Mais en se fondant sur l’importance que l’Islam accorde au savoir (‘’recherchez la connaissance jusqu’en Chine’’) et sur le système de communication que seuls les hommes de Dieu métrisent, l’on pourrait placer ce périple  auprès de Cheikhna Cheikh Saadbou, dans ce cadre.

Effectuer un voyage à Nimzatt, auprès de Cheikhna Cheikh Saadbou Ibn Cheikhna Muhammad Fâadil, relèverait de l’application  de ce principe sacro-saint de la Tradition Prophétique. En tout état de cause, il y resta une dizaine d’années renforçant ainsi ses connaissances, surtout dans le domaine du ‘’ Tassawuf’’ (Mystique musulmane).

Fodé Demba qui s’est vu attribue le titre de ‘’Cheikh’’ par Cheikhna Cheikh Saadbou pendant son séjour en Mauritanie, fut confronté à beaucoup de difficultés en faisant le parcours entre Diogane et Nimzatt. Car parcourir plus de 500 km à pied n’est vraiment pas une sinécure. Faute de provisions suffisantes, l’amoureux du savoir fut contraint d’user parfois  de feuilles d’arbre pour tromper sa faim.

Au terme  de ce séjour qui fut sanctionné par le titre honorifique de  Cheikh, Fodé Demba accomplit un autre acte digne d’éloge à savoir forer un puits à Touweyziqt pour l’offrir à son guide. Celui-ci, satisfait de ce travail, déclama à son honneur :

″ Le puits de Touweyziqt est source de félicité et de miséricorde…  Par la volonté de Celui qui régente tout sur terre ‘’.

C’est la raison pour laquelle à la suite de chaque prière formulée par Cheikh Fodé, de l’eau suintait de son chapelet, ce qui signifie que sa prière est exaucée.

Sitôt la formation intellectuelle et spirituelle terminée, Cheikhna Cheikh Saadbou Aïdara lui proposa de retourner continuer sa mission de formateur qu’il avait déjà entamée avant l’étape mauritanienne.

Et avant de quitter Nimzatt, Cheikhna  lui fit des prédictions en lui disant : ″ Cheikh Fodé a ton retour au Sénégal, tu tenteras de dissimuler ta valeur spirituelle réelle. Mais quoiqu’il en soit, cette valeur se révélera au grand jour moins d’une centaine d’années après ton décès. Tu dois donc veiller à ce que tu sois enterré loin des cimetières du village, pour éviter toute confusion ultérieure″.

Retour au bercail

Après les dix ans passés entre Nimzatt et Touweyziqt, l’heure du retour sonna pour Cheikh Fodé Muhammad Lamine Ndong.

Diogane, son village natal  et les villages environnants l’attendaient  avec anxiété. Une mission d’Imam et d’éveil de conscience en Islam était inscrite sur son destin. Il s’y adonna avec dévotion. Les disciples formés au village constituaient des pionniers en la matière. Ainsi, lors des fêtes de ‘’Tabaski’’ et de ‘’ Korité ’’, des guides émissaires étaient envoyés, officier ces célébrations religieuses dans des villages tels : Fâliyya et Thialâne  où les imams  Mâ Ansou Ndong et Bâka Daba Sarr y étaient respectivement délégués pour la circonstance et pour diriger la prière.

 SES PREMIERS LIEUTNANTS

Parmi ses lieutenants les plus célèbres, nous pouvons citer, entre autres :

  • Sambou Yandé Sarr, son neveu ;
  • Mâ  Ansou Diouf qui, sur son ordre, participa à une des guerres de Mâba Diakhou Ba durant laquelle  il fut blessé Celle-ci eut lieu à Kagne Mor et Paoskoto (dans le Saloum). Ma Ansou Diouf est également le grand-père de M Ousmane Ndiaye, l’actuel chef de village de Diogane ;
  • Djîta Sarr ; père de  Bôurey Sarr (appelé ‘’Borom  Bâssoul’’) ; – Fâamara  Nguesse de Niodior  et
  • Sékou  NGor  Sarr, grand-père du grand lutteur  Doudou Bâka Sarr, etc.

DES PRODIGES DE CHEIKH FODE LAMINE NDONG.

La vie de Cheikh Fodé Mamadou Lamine Ndong est émaillée de prodiges. Lors de son séjour en Mauritanie, Cheikhna Cheikh Saad Bou avait été entièrement satisfait de son disciple notamment lorsque celui-ci lui avait foré un puits appelé : ″ Puits de Touweyziqt ″. Ainsi, il lui avait prédit : ″qu’ à chaque fois que de l’eau sort de ton chapelet durant une prière, sachez qu’elle est exaucée″.La prédiction de Cheikhna était devenue réelle. A son retour, Cheikh Fodé était très sollicité pour divers besoins. Ce signe prémonitoire avait rendu sa célébrité dans son terroir natal Diogane et villages environnants plus visible auprès des populations qui accouraient le solliciter de partout.

VISION PROSPECTIVE

De son vivant, Cheikh Fodé avait ordonné à ses parents et disciples de l’enterrer loin des concessions du village conformément à la recommandation de son guide

Cheikh Fodé, à son tour, avait prédit que le village, très éloigné de l’endroit qu’il a désigné pour son tombeau, viendrait jusqu’à lui. Aujourd’hui (en 2013) cette prédiction est devenue réalité. Et à l’occasion de la pose de la première pierre de la mosquée et du ‘’Daara’’  en construction en vue de pérenniser l’œuvre de Cheikh Fodé, Cheikhna Cheikh Bounâna Aïdara, Khalife Général de la Tarîqa Qaadiriyya, a demande aux talibés, l’institution d’une Ziarra annuelle en la mémoire de cheikh Fodé Lamine Ndong .

CHEIKH FODE LAMINE NDONG ET LA POSTERITE

Cheikh Fodé travaillait toujours  pour vivre à la sueur de son front, conformément à la Charia islamique.

Sa progéniture :

Le grand ‘’ Moujahid’’ laissa à la postérité une progéniture qui s’élève à vingt quatre enfants (quatorze garçons et dix filles), que sont :

  • Mâ Ansou Ngara : père de Birama Ansata (père du Khalife El H Doudou) et de l’imam Moussa Ansata.
  • Siga Ngara et  Bintou Ngara.
  • Mamadou Mouni Daba ; Mama Daba :.
  • Sî Kokoye, Mâdi Kokoye, Gnyma Kokoye ;
  • Lamine Ndong,  Sékou Ndong, Ramatoulaye, Yankhoba Ndong, Mama Ndong.
  • Abdou Mâma, Ismael Mâma ; Sitapha Mâma, Seyni Mâma (Auteur du poème portant sur le bateau).  Fatou Mâma, Amina Mâma, Sadio Mâma.
  • Sana Fathia et Oudié Fathia.
  • Adama Diéy et Hawa Diéy, etc.

QUELQUES RAPPELS HISTORIQUES

Un constat unanime s’impose dans toute cette contrée. L’empreinte du Cheikh Fodé était tellement forte dans les mentalités que dès leur conversion son nom était invoqué au début de toute entreprise  par : ‘’ Salli ‘alâ Fâ Fodé’’ (Qu’Allah répande Sa Miséricorde sur le Cheikh Fodé).

En outre, de source concordante, de retour de la Gambie pour préparer la guerre sainte, les habitants de Diogane qui croyaient en lui, l’avaient suivi dans son prosélytisme jusqu’à Bétinty (Gambie) où ils proclamèrent leur adhésion et soumission en Islam. Ngees Sarr, père de Sambou Yandé Sarr, était le seul habitant, converti, resté au village à cause de son âge avancé. Et il rendit l’âme avant même le déclenchement du Jihad.

Un fait mérite d’être mentionner. En 1862, le premier retour de Fodé Demba à Diogane coïncida fortuitement avec le soulèvement d’une tempête provoquant le chavirement d’un nombre important de pirogues ayant entrainé beaucoup de pertes en vies humaines et en matériels dont ses livres.

Un des fils du Cheikh Fodé (Seyni Mâma) a bien dit, dans un poème en sérère, dans un style métaphorique en ces termes : ″ Le bateau de l’Islam était bloqué aux larges de l’océan et c’est bien Cheikh Fodé Lamine Ndong, fils de Bourey et de Gnîlâne, mes grands parents, qui l’a fait pénétrer dans les  îles. ″

Les riverains ne cessent de témoigner de phénomènes prodigieux sur son tombeau qui n’est jamais mouillé lors de la saison des pluies. Certains le trouvent quelques fois assis en compagnie de son guide Cheikhna Cheikh Saadbou et pourtant celui-ci n’a jamais mis les pieds dans les iles.

En 1977, l’imam de Diogane Arfang Bak Sarr, un des dignes érudits de ce village et arrière petit fils de Sambou Yandé Sarr, était en retraite spirituelle dans son champs où se trouve le mausolée de Cheikh Fodé, faisait cette confidence à ses enfants réunis autour de lui : ″ Sachez que tôt ou tard des gens viendront s’intéresser à ce tombeau et ils lui accorderont l’intérêt qui sied à son rang et le réhabiliteront. ″ Cette prédiction déjà faite par  Cheikhna Cheikh  Saadbou s’est effectivement réalisée.

L’histoire de Cheikh Fodé vu, couché  sur sa tombe a été rapportée par la mère d’Abdou Karim Ndong.  Tandis que celle du tombeau non mouillé par la pluie,  nous la tenons de presque tous les anciens et notamment de l’oncle  de Saadio Senghor, épouse  de Gnaama Diouf, fils de Amina Mama Ndong, fille de Cheikh Fodé.

Cheikh Fodé Lamine Ndong a mené, en compagnie de ses disciples, de nombreux combats de prosélytisme religieux à l’intérieur des îles du Saloum durant lesquels son neveu Sambou Yandé Sarr avait fait preuve de courage et de témérité. Ces hauts faits de guerre lui ont valu le titre de martyr Falya (village).

Celui –ci mis à part, les autres villages convertis par Cheikh Fodé ont pour noms : Moundey, Djirnda, Bâssârr, Bâssoul, Thialâne, Ngadior, Siwo, etc.

L’on rapporte les propos de Cheikh Fodé selon lesquels celui qui se préoccupe de son mausolée et de la construction de la mosquée aura la bénédiction divine.

Il aurait aussi prédit que parmi sa postérité celui qui boira du vin sera atteint par la folie avant sa mort.

Le Khalife Général de la Qaadiriyya Cheikhna Cheikh Bounâna Aïdara, fils de Cheikhna Cheikh Tâlibouya, fils de Cheikhna Cheikh Saadbou, a institué depuis 2013 une Ziarra annuelle pour Cheikh Fodé.

NB :  Vos contributions sont les bienvenues car cette recherche se veut perfectible et inscrite dans le long terme.

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