A l’instar de tous ses frères, Saad Bouh ira, vers l’âge de cinq ans, à l’école coranique, sous la direction de Cheikh Mouhammad Fadel Ould Lakhbib . Il n’y séjourna pas longtemps, car son père, ayant appris un jour que le jeune Saad Bouh a été battu par son maître coranique, lui demanda d’abandonner les études, étant persuadé que son fils en savait plus que tout autre même s’il n’était qu’au cinquième Hisbou.

L’on rapporte, en outre, que Saad Bouh, au cours de sa formation religieuse de base, n’a appris qu’Ibn Hashir et était qualifié, par l’entourage familial, de grand paresseux au point que sa jumelle Souadou s’en inquiéta, tous ses frères étant déjà des sommités (Oulémas).

Les frères et sœurs de Saad Bouh seront à la fois étonnés et rassurés de sa précocité intellectuelle lorsqu’un jour , un de ses frères, Amadal Khaîr, mécontent de ce qu’il considérait comme étant un traitement de faveur de la part de Cheikh Mouhammad Fadel à l’endroit de Saad Bouh , s’en alla, à l’heure de la prière du matin, dormir sur le chemin qui mène à la mosquée. C’était là un moyen de pouvoir vérifier la réaction de leur père. Malheureusement il sera sévèrement corrigé par celui-ci qui lui fit remarquer qu’il était inutile d’agir comme Saad Bouh car tout le savoir qu’on cherche à acquérir est inné chez lui.

C’est donc très jeune, que Saad Bouh, grâce à ses dons exceptionnels, augurait déjà d’un très bel avenir. Cet état de fait ne passa pas inaperçu en Mauritanie à telle enseigne que Saad Bouh a été l’objet de convoitises de la part de certaines fractions maraboutiques qui cherchèrent à faire de lui un protégé spirituel. A celles-ci il promit de ne pas les oublier dans ses prières tout en précisant que nul autre que son père ne pouvait être son maître ; fait consécutif à un engagement qu’il avait souscrit auprès de notre Seigneur alors qu’il n’était pas encore de ce monde. Saad Bouh resta ainsi auprès de son père, Ould Mamin, qui lui assura une formation soufique adéquate jusqu’au moment où il décida de leur séparation.

  1. Saad Bouh,
  2. Mouhammad Fadel,
  3. Mamin,
  4. Taleb Khiar,
  5. Taleb Mouhammad,
  6. Tale Dieh El Moktar,
  7. Taleb Habi,
  8. Taleb Ely,
  9. Sidy Mouhammad,
  10. Sidy Yakhya,
  11. Sidy Aly,
  12. Chams Dinn
  13. Yakhya Kabir El Khalkhami,
  14. Sidy Oumar,
  15. Sidy Ousmane,
  16. Moulaye Abou bakr,
  17. Sidy Yakhya,
  18. Moulaye Abderrakhmane,
  19. Haroun,
  20. Moulaye Atlan,
  21. Moulaye Adjmalane I,
  22. Moulaye Ismael,
  23. Moulaye Abdou Wahâb,
  24. Moulaye Youssouf,
  25. Moulaye Oumar,
  26. Moulaye Yakhya,
  27. Moulaye Abdallahel,
  28. Moulaye Akmad,
  29. Idriss El Askhar,
  30. Idriss El Akbar,
  31. Sidy Abdallah El Kamil,
  32. Hassan Al Mousura II,
  33. Hassan fils d’Ali et Fatimata Zahra, fille de Mouhammad (PSL).